|
|
En guise d'introduction Sortie en France le 30 septembre 1996, la Nintendo 64 se présente comme la rivale de la Playstation. Malgré de gros atouts, elle ne rencontrera cependant jamais le succès escompté, restant toujours dans l’ombre de la Playstation. Meilleure console de tous les temps pour les uns, plantage mémorable pour les autres, la Nintendo 64 a déchaîné (et déchaîne toujours) les passions. Histoire d’une console remarquable en beaucoup de points. Une borne d'arcade à la maison En 1993, la Super Nintendo est au meilleur de sa forme et se vend comme des petits pains. Nintendo ne se repose pas pour autant sur ses lauriers et le 23 août 1993, annonce son partenariat avec SGI (Silicon Graphic Industry) en vue de développer une vraie console 64 bits sautant ainsi une étape puisque ses concurrentes annoncées (à savoir la Playstation de Sony et la Saturn de Sega) sont des 32 bits. Son nom : Project Reality. La console, annoncée à un prix très agressif de 250$ et prévue pour fin 1995 devrait laisser toutes les autres consoles sur le carreau, tant sur le plan des jeux que sur le plan technique. Nous sommes alors à l’époque où la 3D commence à se généraliser dans les salles d’arcade et un peu partout ailleurs. Le but ultime avoué par Nintendo est donc d’offrir une console de salon offrant des jeux comparables à ceux d’une borne d’arcade. |
|
La Nintendo 64, version Donkey Kong. |
|
|
La Nintendo 64, version Pokemon... triste fin pour une console. |
|
|
Vieille, lourde, grosse, laide... et alors ? Après avoir conclu quelques alliances stratégiques avec Rare Software (qui s'était fait connaître en développant Donkey Kong Country sur Super Nintendo), DMA et Acclaim, Nintendo annonce qu’il continuera à utiliser un support cartouche d’une capacité maximale de 100 Mo. Alors que la concurrence est déjà passé au CD-Rom, la firme se justifie en mettant en avant la rapidité des cartouches (les temps de chargement sont pratiquement nuls) et le coût de fabrication élevé des lecteurs de CD-Rom (la Playstation est annoncée à 500$). Ce choix étonnant n'est pas du goût des développeurs : ils sont en effet obligés de développer des jeux aussi bons que sur Playstation dans un un espace 6 fois moins important. La défection la plus remarquée est celle de Squaresoft : le développeur de la série des Final Fantasy décide de passer à l’ennemi et signe un contrat avec Sony. |
![]() |
|
1080° Snowboarding, Goldeneye, Mario Kart 64, Super Mario 64, Waverace : la première vague. |
|
Manette de mes rêves Malgré ces annonces rassurantes, les développeurs ne se pressent toujours pas à la porte de Nintendo. Devant ce manque cruel de jeux, Nintendo se résout, quelques jours avant l’E3 1995, à repousser la sortie de la console à novembre 1995 pour le Japon et avril 1996 pour l’Europe et les USA. Sony profite de cette période pour annoncer la sortie US de la Playstation à 300$, un prix inférieur aux prévisions. Sega ne tarde pas à réagir en annonçant également le lancement de la Saturn aux USA. Après cette nouvelle fausse note, Nintendo présente la manette de l’Ultra 64 en août 1995. Plus grosse mais aussi plus ergonomique que les autres manettes, celle-ci rehausse sensiblement l’image ternie de l’Ultra 64. C'est en effet une des premières fois où tant de soin est apporté à une manette : la manette de la Playstation, qui ne dispose pas encore de ses deux sticks analogiques fait pâle figure. |
![]() |
|
Perfect Dark, Resident Evil 2, The World is not enough, Shadow Man... qui a dit que la N64 était une console d'enfants ? |